des jeux pour fille ? absurde

Voix d’Altaride 26 – Des jeux pour fille ?

Dans ce numéro 26 des Voix d’altaride avec Sandra, Morgane, Anne, Benoit et Willem nous parlons des jeux pour fille ! Ou plutôt des préjugés qui habitent le monde rôliste à ce sujet. C’est un podcast qui fait suite au numéro 22 sur les femmes et le jeu de rôle. C’est une discussion à bâtons rompus sur le sujet, avec quelques digressions qui nous ont beaucoup intéressés.

Coups de Coeur/Coups de Gueule
Anne : – / merchandising autour des morts de Prince et Bowie
Sandra : Hitos et la loutre rôliste
Morgane :  Stunfest ! / 49-3
Julien : les rôlistes dans la cave / One%
Willem : retour à Perpignan / –
Benoit : L’univers Marvel au cinéma / la gestion des envois d’Esteren

Comment nous retrouver ?
Retrouvez Anne sur son blog : Storm in a teacup et sa page wikipédia. Ah et lisez ses livres !
Retrouvez Morgane sur son site : Rose des vents, label de jeu de rôle indépendant, et entrez dans l’univers de Sur la Route de Chrysopée.
Retrouvez Sandra sur son blog : Darkginger.
Retrouvez Willem sur son blog : Icecream for Everyone et écoutez son podcast en anglais.
Retrouvez Benoit sur le site de l’association altaride et sur le site du jeu dont il nous parle régulièrement : Fils des Siècles
Retrouvez moi ici ou suivez l’évolution lente de Divergence, mon principal projet de jdr, sur le sénat des architectes.

Retrouvez enfin les Voix d’Altaride sur facebook, sur google +, sur twitter (@Voixdaltaride) et n’hésitez pas à nous écrire : voixdaltaride(at)cendrones.fr.

Le générique est de Julien Morgan.

10 commentaires

  1. Je ne vais pas redire mon commentaire du n°22 mais, d’après les chiffres du ministères.
    Il y a bien plus d’hommes en science/technique. A haut niveau (bac général et post bac) la différence est moins flagrante mais en CAP par exemple c’est évident.
    En bac S elle sont légèrement minoritaires.
    En Bac technologie de l’industrie, elles sont largement minoritaires.
    En L, ES, en labo, santé/social, majoritaire.
    Refuser l’évidence ne fait pas avancer les choses.
    Il est faux de dire que les filles sont nulles en science/technique mais il n’est pas faux de dire qu’elles sont moins nombreuses (le pourquoi n’est pas le propos, on peut déplorer ce fait, mais c’est un fait).
    Vous avez très bien expliquer comment des idées reçues se transforme en vérité chez les gens.

    Pour ma part, je ne sais pas si c’est possible de faire un jeu pour une population ciblée. Je ne serais pas le faire. Si une personne est capable de faire ça. Je lui dirai « fonce ».
    Principalement, car cela peut être moyen de toucher un public précis et peut-être les amener vers des jeux plus génériques.
    Le jeu pourrait être une merde intersidérale, pleine de clichés et autres, si ça marche. Cela méritera des félicitations. Non pas pour son jeu mais pour avoir fait découvrir le jdr à une population qui ne connaissait pas ce loisir.
    Si cela ne marche pas, le jeu tombera dans l’oublie et ce n’est pas grave. Faire un jeu pour une population cible: est-ce que c’est vraiment le jeu qui cible une population ou est-ce que c’est la promotion du jeu qui cible ce public.
    Qu’importe comment le public est ciblé, tant que cela marche. Cela permettra d’ouvrir d’autres horizons aux joueurs.

    Pour la polémique du elle chez le lapin marteau. Si c’est un acte de promo/engagé, je veux bien l’accepter et cela a visiblement marché si vous en parler. Cela rejoins l’argument de la promotion ciblée.
    Je n’ai pas lu le livre incriminé, cependant est-ce que c’est grammaticalement juste ? Genre: pour le reste de l’ouvrage le MJ d’exemple sera notre amie Karima… Elle ceci, elle cela.
    Ça, c’est juste et cela implante l’idée d’une mj femme, cela fait le job.
    Par contre, utiliser le pronom elle pour une personne indéfinie, c’est faux en français. C’est vache mais c’est comme ça.
    Je ne pense pas qu’inverser la règle soit très constructif. Il serait plus pertinent de proposer un pronom neutre. Dans ce cas, il faut revoir les accords des adjectifs pour
    avoir un accord avec le neutre, avec le masculin et avec le féminin.
    La, on serait bon. C’est un gros travail et cela prendra du beaucoup temps pour l’adopter. Je serai bien plus enclin d’accepter cette approche.
    Si on choisit d’alterner il et elle, je pense qu’on va finir dans des comptes d’apothicaire très lourd pour pas grand chose.

    Pour revenir sur le rôle de l’auteur. Je pense qu’un auteur en écrivant un livre ne vas pas défaire/refaire l’éducation d’une personne en 200 pages.
    La démarche de faire une oeuvre engagé est un choix de l’auteur. Je ne suis pas convaincu que la mission d’un auteur de Jdr est de rendre le monde tolérant ça peut être un de ces objectifs, mais pas le seul.

    Pour le problème des héros de vampire: toujours des hommes ou le Prince de Paris. Je dirais « jouer à Réquiem » Mouaaa, c’est juste du troll mais c’est bon.

  2. A vous entendre, j’ai tout de même l’impression qu’il y a deux problématiques qui se mélangent souvent dans vos propos :

    – Faut-il entretenir, ou même lutter contre, les préjugés communs de la société vis à vis du genre à travers le jeux de rôle.
    – Faut-il prendre en compte ce qu’ont produit ces préjugés pour toucher un public, en l’occurrence les femmes. Ça c’est l’approche marketing et on ne peut nier son efficacité parce que c’est malheureux, mais statistiquement les hommes et les femmes adultes sont le fruit de la société. C’est vrai que ça fait forcément chier ceux qui sortent des statistiques et que ça entretient les préjugés en questions (et c’est pour ça qu’il ne faut pas le faire), mais ça marche.

    PS : En tant qu’homme, il me semble que pour jouer une femme sans caricaturer il suffit de ne pas se poser la question de la féminité et de jouer simplement son caractère.

  3. Un podcast intéressant et un mini-coup de gueule quand même. Les filles rolistes qui s’expriment revendiquent le droit de jouer un troll de 300kg et de taper du zombi à la sulfateuse. Grand bien leur fasse et les jdrs abondent pour proposer des rôles de ce genre là. Sauf qu’on a là un public de filles qui aiment des jeux et des univers que je qualifierais de « masculins » (ce n’est pas moi qui fait cette distinction mais la société). C’est cool mais ça enlève toute légitimité à des jeux plus fins, plus émotionnels, plus romantiques, relégués en fond de cour.
    Car si les jeux « pour filles » n’existent pas, certains ont cette réputation aux vus de leur thème.
    Exemples:
    – Blue Rose qualifié par beaucoup de « d&d pour filles et gay ». Qui du coup a eu un grand succès chez les LGBT et les rolistes féminins mais synonyme de nausée chez le roliste mâle lambda. (et c’est dommage)
    – Breaking the Ice: jeu génial mais qui évoque les comédies romantiques et donc relégué au terme de jeux à nénette. Pourtant je suis un gros fan des films avec Meg Ryan.
    – Lycéennes: jeu mythique inspiré de l’imaginaire des mangas Shojo. Quand j’en parle avec des rolistes je me fais traité de pervers, vu que leur imaginaire à eux ce sont pluôt les hentaïs.

    En bref, tout cela limite sérieusement le développement de jeux explorant des thématiques plus « douces » vis à vis des jdrs bad ass et c’est bien dommage.
    Pire! Quand on fait un jeu trop marqué « girly » c’est carrément la levée de bouclier. J’ai eu des échanges très tendues avec une amie roliste quand j’ai développé un petit « fée clochette rpg » pour ma fille. Tu comprends un univers très marqué « fille » c’est pas possible même si j’avais pris soin de pouvoir jouer des faes garçons. Elle en revanche elle n’avait aucun mal(e) à proposer du donjon bien violent.

    Un dernier point: un jdr Barbie c’est tout à fait faisable et ça peut même être cool en s’inspirant de « Barbie, Life in a dreamhouse » où les personnages vivent comme des candidats de téléréalité dans un monde merveilleux en plastique!

  4. Je pense que tu prends les choses de travers. On ne dit pas d’éviter des jeux plus subtils, on dit que ces jeux plus subtils ne sont pas des jeux de filles, mais simplement des jeux pour les gens qui veulent jouer ce type d’histoire, sans distinction de genre. ça n’enlève absolument rien à la légitimité des jeux dont tu parles.

    De même, le propos est justement de dire que les trolls à grosses haches ça n’a pas besoin d’être masculin !

    Je ne comprends pas tes propos : le rôliste masculin lambda serait dégoûté par blue rose ? Mais bon sang tous les rôlistes de base ne sont pas homophobes, quelle image ça donne de notre loisir ?

    Quand on parle de ces jeux pour filles on conteste deux choses :
    – les clichés qui emprisonnent les filles dans une image de douceur.
    – les clichés qui emprisonnent les mecs dans une image de brute insensible.

    Avec nos épisodes sur les émotions, peut-on jouer à tout et ceux-ci, plus le discours général qu’on soutien dans le podcast, il me parait clair qu’on ne dit pas que de tels jeux ne devraient pas exister, mais simplement qu’ils n’ont aucune raison d’avoir l’étiquette fille.

    Ne laissons pas les préjugés et les clichés décider de ce qu’on aurait ou pas envie de jouer selon notre genre. Nous sommes des joueuses et des joueurs libres !

    • Oui mais quand on entends Sandra dire qu’elle veut jouer des bourrins je trouve ça à la fois cool et hyper glissant pour conforter les auteurs/éditeurs que « il n’y a que des jeux d’actions qui marchent ». Et ça c’est chiant. Le jeu de rôle c’est pas juste Donj’ ou Star Wars, c’est tout un panel qui n’est encore que très peu exploité.

      Sur Blue Rose je ne dis pas que les rolistes sont homophobes, je dis juste que beaucoup d’entre eux ne sont pas à l’aise avec la question de l’homosexualité et préfèrent des jeux qui n’en parlent pas.

      • Oki je comprends mieux ton point de vue.
        Mais tu conviendras qu’on a tendance à les mettre souvent en avant ces autres jeux.

        Y’a une sacrée différence à dire que les rolistes ne seraient pas à l’aise avec l’homosexualité et dire que ça leur donne la nausée. Mais bon c’était probablement pour appuyer ton argument.

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