Voix d’Altaride 22 – Femmes et JdR

Et voici le tant attendu numéro 22 des Voix d’Altaride : Femmes et JdR. Il y a quelques mois Sandra nous a apporté ce sujet passionnant mais pas simple à aborder. Nous avons décidé de soutenir notre propos grâce à une consultation auprès des rôlistes de notre réseau. Avec 404 réponses venues des contrées inconnues du net, nous avons pu obtenir quelques bases pour mener la discussion.

C’est donc en compagnie de rôlistes ayant toutes des profils différents que nous abordons la discussion. D’abord un petit point à préciser, si nous avons souhaité la présence de femmes dans l’équipe pour discuter de ce sujet, Anne, Morgane et Shan ne sont pas invitées simplement parce qu’elles sont des femmes et nous servent d’alibi; Elles sont invitées parce que ce sont des rôlistes, actives à leur niveau dans la communauté et ayant des profils très différents. Elles sont invitées parce qu’elles ont des choses à dire et que nous avions envie de discuter de ces questions avec elles. Et je peux vous dire qu’elles reviendront dans le podcast pour parler de tout autres sujets !

C’est un podcast long, passionnant à plus d’un titre, que je vous invite à découvrir et à commenter.

Et en bonus un SOS MJ à la fin !

Liens
Le rapport de Willem, les résultats de la consultation suivront lorsque nous aurons trouvé la meilleure manière de les communiquer.
L’interview de Luke Crane, par Willem sur Icecream for Everyone.
Diversity & the tabletop RPG community
Talking Funny – Louis CK, Jerry Seinfeld, Chris Rock et Ricky Gervais (VOSTFR)

Coups de Coeur/Coups de Gueule
Sandra : Les secrets de la 7e mer / l’actualité
Morgane : Ambre, le jeu de rôle sans dés, le cycle des éternels / Loi travail
Shan : le chien gardien d’étoiles (takashi murakami), Pas mon genre, (Yatuu) / –
Anne :  Une histoire naturelle des dragons (Marie Brennan) / Les mamies de la SF
Morgan : Gorgon / les gens de bonne compagnie du medef
Willem : Hello from the magic tavern / Pottermore
Julien : Les soirées JdR et Litterature à Charybde / rien d’intéressant !

Comment nous retrouver ?
Retrouvez Anne sur son blog : Storm in a teacup et sa page wikipédia. Ah et lisez ses livres !
Retrouvez Morgane sur son site : Rose des vents, label de jeu de rôle indépendant, et entrez dans l’univers de Sur la Route de Chrysopée !
Retrouvez Sandra sur son blog : Darkginger.
Retrouvez Shan sur son blog ou sa page facebook.
Retrouvez Willem sur son blog : Icecream for Everyone et écoutez son podcast en anglais.
Retrouvez Morgan sur son site : Julien Morgan.
Retrouvez moi ici ou suivez l’évolution lente de Divergence, mon principal projet de jdr, sur le sénat des architectes.

Retrouvez enfin les Voix d’Altaride sur facebook, sur google +, sur twitter (@Voixdaltaride) et n’hésitez pas à nous écrire : voixdaltaride(at)cendrones.fr.

Le générique est de Julien Morgan.

20 commentaires

  1. Intéressant mais je souhaiterai revenir sur 4 points :

    1- je ne suis pas pour faire une convention exprès pour les auteurs femme. Il faut prendre garde à la discrimination positive. Certes ça part d’un bon sentiment mais ça risque de provoquer des biais de réflexion. Dans ma boite (société de conseil en informatique) on adore la diversité, et on embauche beaucoup de collaborateurs qui n’ont pas la nationalité française et on essaye aussi de féminiser un peu la profession. Automatiquement, lorsque la nouvelle personne est embauchée, si elle convient très bien. Si elle n’est pas compétente, la question se pose vite, est ce qu’elle a été engagée juste car c’est une femme / un étranger / un handicapé / autre
    Je pense qu’on peut avoir le même biais en jdr

    2- Je ne suis pas non plus un fan absolu d’aventures et la blague sur « qui prend son cul » est totalement de mauvais goût MAIS… Mayar qui est un gars sympa a plus ou moins fais son méa culpa d’une part, j’ai du mal à entendre que ce qu’il fait avec le joueur du grenier c’est mauvais. Ok ce n’est pas parfait, pas tout à fait representatif tout ça tout ça mais il a réussi là ou de très nombreux autres ont échoué : il a rendu le jeu de rôle live intéressant en français. On en discutait dans les rôlistes se mettent à table mais vous imaginez même pas tous les rôlistes ou futur rôlistes qui le sont grâce à cette chaîne youtube (ok y a ptet pas des masses de femmes dans le tas à voir mais quand même)

    3- « pas une vrai fille » => j’ai un peu le même genre de réflexions et j’aimerai expliciter ce propos (en tout cas dans mon cas). Lorsque je partage mes loisirs avec une femme, qu’on a a peut prêt les mêmes goûts, ce n’est pas que ce n’est plus une vrai femme, c’est juste qu’à partir du moment où il n’y a plus aucune allusion / notion du genre (car pas de jeu de séduction, pas de différence de comportement ou autre) alors c’est ce que moi j’appelle « un pote avec des seins », c’est comme mes « potes avec une bite » à quelques cm prêt quoi ah ah. Ce que je veux dire par là, c’est que ce n’est pas grave , il ne faut pas se sentir blessé ou autre car le joueur autour de la table ne te considère pas comme une cible potentielle ^^

    • pinaise j’ai oublié le 4ième point

      pourtant c’est important , la loi connerie je sais c’est nul mais bon on peut pas en faire son coup de gueule sur 2 ou 3 personnes pendant 2 ou 3 podcasts, c’est bon on a compris hein

    • Bon toutes et tous pourront te répondre à l’envie mais, pour ma part voici quelques points :
      1/ Quand je parlais de convention spéciale auteure, je ne pensais pas à une discrimination positive. Je faisais référence à certains festivals musicaux, comme « Les femmes s’en mêlent ». Ce n’est pas la même démarche qu’une entreprise préexistante. Et même dans ce cas je pense que la démarche mérite une analyse bénéfices/risques. Est-ce que les éventuelles reflexion désobligeantes ou les erreurs de casting coûtent plus que ce qu’on gagne à organiser ce genre de choses. Je ne sais pas mais ça doit être pris en compte à mon avis.

      2/ Pour Aventure je n’ai pas vraiment d’avis, j’ai regardé 5 minutes, je n’ai pas accorché. Donc je ne peux pas vraiment juger de la pertinence des avis et critiques lancées. En revanche quand tu dis « Vous imaginez même pas tous les rôlistes ou futurs rôlistes qui le sont grâce à la chaîne Youtube », je ne suis pas d’accord, j’imagine très bien que vu les audiences ça va permettre à la notion de jdr de reprendre du terrain. Et peut être que des chaînes comme ce que tu fais ou celle de Gaël Sacré (Mandala) pourront leur montrer qu’il existe autre chose. Mais ce n’est pas la question ici. Ce n’est pas parce ce qu’il fait serai efficace que c’est un gage de qualité (ou de médiocrité d’ailleurs, comme j’ai pu parfois l’entendre). Perso j’attends d’avoir plus d’éléments pour donner mon avis sur ce qu’il fait. De base, mon à priori est le même que devant une table d’ado de 14 ans, ça me désole mais j’essaye de me souvenir que j’en suis passé par là aussi, avant d’évoluer dans mes envies de jeu.

      3/ Donc si je poursuis ton raisonnement, une « vrai fille » c’est une cible potentielle. Si t’es pas une cible t’es pas une « vrai fille ». Et donc être une cible potentielle c’est forcément flatteur et une grande qualité dont on devrait être fier ? J’imagine que ce n’est pas ce que tu voulais dire, mais c’est ce que ce genre de discours implique quand même assez clairement.

      • erf pour le 3 ce n’est pas du tout ce que je voulais dire!
        Je voulais plutôt dire, ne pas être une vraie fille n’est pas un problème en soi , ça veut juste dire que ton interlocuteur te définit uniquement en tant que personne et plus du tout en terme sexuel / genré.
        Ce n’est pas plus mal au final, non?

        et pour aventures, je voulais juste rappeler le succès que cette émission a eu. Pour moi, un tel succès implique forcément que ça peut pas être que mauvais

    • Et en même temps, il faut pas mal extrapoler pour partir de « tu n’es pas une vraie fille/ tu n’es pas un vrai mec » et arriver à « non mais ça veut juste dire que je ne te considère pas comme une cible potentielle » , non ? 🙂 C’est aussi une phrase qu’on entend venir des 2 sexes, pas mal de femmes me l’ont sortie, « quoi, tu connais pas [gros cliché sexiste] ? Pfff t’es pas une vraie fille ». Youpi ^^

      C’est souvent plus compréhensible quand on inverse les sexes (et ça veut bien dire ce que ça veut dire de cette société…^^) mais quand un ami homme entend dire qu’il n’est « pas un vrai mec » ça le touche lui aussi, et pas agréablement, et il ne se dit pas « oh ça veut sans doute dire qu’on ne me considère pas comme une cible sexuelle » (ce qui de toute façon a l’air de poser aussi problème, cf le barda autour de la « friend zone », mais c’est un autre sujet que je connais mal donc fin du hs ^^).

      Cette remarque, le plus souvent, comme pour le « t’es pas une vraie fille » que j’ai pu entendre, a une nuance péjorative, un « on n’est pas représentatif de ce que devrait être un fille/un gars vu par cette société » qui est clairement considéré comme un défaut. La majorité de fois où j’ai été « pas une vraie fille » ça voulait dire que j’étais en-dessous de la « vraie fille » dans la hiérarchie imaginaire que les gens (garçons ou filles) se faisaient.
      Il y avait vraiment, comme quand un gars se fait traiter de « fille » ou de « pas un vrai mec » par un idiot, un enfant, un adulte avec des œillères, cette idée de dévalorisation. Bien sûr, c’est stupide au fond, car c’est n’importe quoi ce sexisme à la con, les gens sont ce qu’ils sont, indépendamment de leurs organes reproducteurs, plein de clichés sont faux, donc ça ne devrait pas nous toucher. Mais malgré tout on a des émotions, une sensibilité, et c’est blessant quand le sens est dévalorisant… c’est à dire le plus souvent.

      Même si heureusement, il y a des gars comme toi pour qui ça veut dire plutôt un genre de « feel safe » 🙂 C’est juste pas représentatif de ce qui est vécu à majorité par les hommes et femmes qui s’entendent dire que… hélas.

      • ah oui mais c’est marrant (dans le sens étonnant plus que vraiment drôle)
        autant t’es pas une vraie fille pour moi = feel safe, en tout cas c’est comme ça que j’ai utilisé le terme où que je l’ai perçu quand il a été utilisé à mes tables
        autant t’es pas un vrai mec = t’es une tapette en fait , ou t’aimes les pokemon ^_^

        • L’idéal ce serait qu’un jour de toute façon, les sexes ne soient que des organes reproducteurs et pas des indicateurs de goûts, personnalités ou attirance physique et que du coup il n’y ait plus à chercher à comprendre ce que veut dire l’un ou l’autre… voire les « t’es pas une vraie fille/un vrai mec » ça n’existera plus » ^^

          • ouais ça c’est l’idéal
            est ce qu’on y arrivera un jour? c’est pas gagné
            (ps : pour moi c’est aussi un indicateur d’attirance physique, le sexe entre en compte dans mon choix de partenaire puisque j’exclue systématiquement les personnes de même genre / sexe que moi)

  2. Autant d’habitude je n’adhère pas aux opinions de Sandra, autant là je l’ai trouvée claire et mesurée dans ses propos, j’ai beaucoup apprécié :-).

    Le podcast dans l’ensemble était plutôt intéressant, mais j’ai l’impression que les opinions « il faut traiter les femmes comme tout le monde » et « il faut faire un effort pour intégrer les femmes » se contredisent complètement. Pourtant, tout le monde à la table a l’air d’approuver les deux. Comment les conciliez-vous ?

    Sinon, j’ai trouvé un peu dommage que certains d’intervenants viennent contester les résultats du sondage en s’appuyant sur des anecdotes personnelles. L’intérêt d’une sondage n’est-il pas justement d’avoir une vision plus objective que celle apportée par les idées biaisées d’un individu ?

    Merci pour l’épisode,

    • Merci pour le commentaire ! A mon avis, traiter les femmes comme tout le monde et faire un effort pour les intégrer peut vouloir dire exactement la même chose : accepter une bonne fois pour toute que les femmes sont des joueuses comme les autres. Je pense qu’une des conclusions du podcast c’est que les propos sexistes finissent par porter préjudice à tout le monde et que les faire cesser bénéficie à tout le monde. La contradiction n’est à mon avis qu’apparente.

      Je ne me souviens pas qu’il y ait eu des contestations de la consultation (avec 404 réponses c’est une population particulière qui est représentée ici), mais plutôt une mise en perspective des propos des intervenants par rapport à leur expérience personnelle. Et effectivement la raison pour laquelle j’ai insisté pour qu’on ait des données pour discuter c’est bien d’éliminer ces biais ou de les réduire. Et comme Sandra était en train de préparer un questionnaire de son côté ça a bien collé !

      • Oui. Le sondage a été fait à la fois sur une grande échelle et à la fois sur une échelle pas si grande que ça… même si un cas personnel reste une exception, ça peut être intéressant de savoir que ça existe.

        Les raccourcis « gros pourcentage = ça arrive forcément » sont courants et j’en suis pas fan.

        Si on me dit que 90% des nanas se font draguer en jdr et qu’en 25 ans de jeu ça ne m’est jamais arrivé, forcément ça fait réagir, c’est complètement naturel. D’autant plus si j’ai du mal à comprendre comment c’est possible (c’est 100% honnête, et peut-être naïf, mais quand je nous vois tous autour de la table, à jouer des persos, je comprends pas où arrive la drague du joueur. Hors jeu genre sur le chemin du retour pour ceux qui rentrent ensemble etc., oui, mais en jeu j’ai du mal à me le représenter. Je sais, par ce sondage, que c’est une réalité, mais je la comprends pas. Et quand on comprend pas, on réagit… 😀

  3. Salut !

    Merci pour cette émission. Des sujets intéressants et essentiels abordés. J’écouterai volontiers la suite des discussions.

    Quelques petites choses que je voudrais ajouter :

    – Au sujet de l’iconographie et de la représentation de la femme dans le jdr, ce sujet pourrait à lui seul occuper une dizaine d’émissions au moins, tant il y a à dire. Comme vous l’avez justement signalé, ce problème est global à notre société, et il doit être adressé à un niveau global (comme par exemple en arrêtant de nous vendre une image du corps complètement irréaliste et fantasmatique, voire fantômatique pour les modèles féminins). Cela dit, pour vivre cela en partie de l’intérieur, je pense qu’il y a une sérieuse évolution dans le monde du jdr, qui cherche à aller dans le bon sens. Des gens qui interviennent sur les forums, des discussions qui ont lieu au moment de l’édition ou du financement de jeux, etc. Je suis de ceux qui espèrent que le jdr se montrera précurseur par rapport à d’autres univers geeks tels que le jeu vidéo, et que le côté moins « grand public » peut permettre de s’affranchir des règles ou des « mèmes » de marketing. Affaire à suivre.

    – Par rapport au caractère de loisirs et de jeu, et au fait qu’il ne faut pas forcément qu’un loisir devienne prétexte à du donnage de leçon permanent. C’est vrai. Cela dit, le jeu (jdr ou non) a toujours eu une fonction éducative, aussi anodine puisse paraître l’activité. Je trouve donc que ce caractère éducatif devrait être assumé, et là encore, que le jdr pourrait se montrer précurseur, par son caractère imaginaire et abstrait, en refusant tout simplement le carcan des habitudes, ou en nous poussant au moins à nous interroger. Notre société a de sérieuses faiblesses. L’inégalité hommes-femmes fait partie de ces faiblesses. Alors pourquoi les répercuter dans un univers imaginaire ? À moins que ce soit effectivement pour s’interroger à ce propos, est-ce qu’on ne peut pas imaginer des sociétés plus à l’image de ce qu’on veut, et moins à l’image de ce qu’on vit ?

    – Par rapport au temps de parole, je pense qu’un rapprochement était possible vis-à-vis de la mauvaise habitude de certains joueurs de vouloir « conseiller » les joueuses autour de la table (comprendre, « prendre les décisions à leur place »). Par expérience personnelle (y compris récente), c’est une habitude qui a la vie dure et que je n’accepte plus. De mon côté, ça s’est fait sur deux axes ces dernières années :
    1) ordonner les individus autour de la table en fonction de la force de leur voix. Les personnes avec une voix qui porte (généralement, des hommes et/ou les « grandes gueules ») le plus loin du MJ, des personnes plus discrètes ou avec une voix plus menue (parfois des femmes, mais pas que) plus près. Ça permet, déjà, en tant que MJ d’entendre et de repérer lorsque les personnes à la table souhaitent s’exprimer (alors que quand la grande gueule se trouve juste derrière l’écran, c’est facile de louper certaines interventions plus éloignées). Ensuite, ça permet simplement de court-circuiter les grandes gueules lorsqu’elles veulent couper la parole à des personnes plus discrètes, en se rapprochant de ces dernières pour discuter et en ignorant l’individu qui cherche à monopoliser la parole (effet immédiat garanti).
    2) être clair avec les personnes qui cherchent à imposer leurs choix aux autres que ce n’est pas une bonne manière de procéder. Et être vigilant. J’ai eu le cas lors d’une session récente de création de persos, avec un gars qui commençait à expliquer à sa voisine ce qu’elle devait faire et à répondre à sa place. Je lui ai stipulé une fois que c’était son choix à elle, puis une seconde fois plus fermement, et ça a réglé le problème. Un truc que je n’aurais pas forcément osé faire étant ado, malheureusement.

    – Enfin par rapport aux auteures dans le milieu, elles sont effectivement moins visibles. Cela dit, je pense que cela ne représente que la disparité plus globale de la population rôliste. Je sais qu’à un niveau personnel, était un rôliste des années 80 (à chanter avec un air connu :), je ne me suis jamais intéressé aux auteur(e)s des jeux. J’ai suivi des gammes et des éditeurs, mais jamais des jeux. Parfois des illustrateurs / illustratrices (Florence Magnin forever !), mais le fait de mettre en avant l’auteur(e) des jdr est quand même quelque chose de très récent, et je pense qu’il y a eu aussi des femmes mises en avant (je pense par exemple à Mag Baker ou Emily Care Boss, mais on peut aussi penser à Lisa Stevens, la patronne de Paizo)

    Bref, on a du boulot 🙂

    • Yep et merci beaucoup de ce long message. Et effectivement il reste des choses à dire ! On reviendra sur le sujet d’ici un mois je pense le temps de se refaire des billes.

  4. Bonjour,

    Je ne me souviens plus des questions du questionnaires. Il pourrait être bon d’en faire le rappel par un lien ou un truc.

    Une chose intéressente à mes yeux serait de connaitre « comment les gens se mettent au jeu de rôle », où comment ces personnes ont
    découvert ce loisir ?

    Je suis certain qu’il y aura beaucoup de cas différents mais un embryon de réponse sur les proportions joueurs/joueuses dans le
    jdr pourrait se dégager, ou pas.

    Nombre d’hypothèses pourraient être confortées ou détruites par une étude statique (bon cela sera pas suffisant pour les valider, c’est sûr).

    Il y a des démarches pour pousser les femmes à aller vers des études scientifiques/techniques. On peut supposer que cette
    initiative vient d’un constat, qu’il y a peu de femmes dans ces formations.
    Si une forte proportion de personnes a découvert le jeu de rôle pendant les études, est-ce que il y a pas une légère causalité
    la dedans ? Beaucoup d’école d’ingé ou d’université scientifique ont des clubs de jdr.

    Le tableau (P.7 du document mais 9 du pdf) de ce document est très intéressant: http://cache.media.education.gouv.fr/file/2014/08/3/FetG_2014_305083.pdf
    Il n’y a pas de séparation en fonction des domaines de l’université, c’est dommage (j’ai pas lu tout le document).

    Dans les formations ou la proportion est inversés, (plus de femmes que d’hommes), y-a-t’il un un club de JDR ?
    Il faudrait une enquête de fond assez complexe pour valider complètement cette hypothèse (Même avec tous le sérieux possible, elle serait encore troller gratuitement sur des commentaires d’un blog, et heureusement d’ailleurs).

    Pour résumer, je pense que la différence s’explique (peut-être) en partie (le terme est bon je trouve) par un accès plus
    difficile ou orienté. Difficile car moins de groupe de jdr (club étudiant de jdr) dans les formations avec une forte proportion
    de femme.
    La régularité des évènements d’un club est un maillon plus fidélisant qu’une convention annuelle dans le fin fond de la
    Bretagne, ou du Gers.

    Orienté:
    L’autre facteur est à mon avis, l’influence de l’état actuel sur l’état suivant.
    On l’a vu, il y a plus d’hommes que de femme dans le JDR. Cela implique qu’une personne qui découvre ce loisir soit initiée plus
    souvent par un homme (En supposant que chaque rôliste travaille équitablement pour le loisir).

    Du coup, je ne peux que poser des questions, est-ce que le fait d’être initier par un homme ne transmet pas cette impression que le JDR est une milieu masculin ? Donc cet opinion transpirent dans une majorité de gens. Cercle vicieux.
    De plus, la je vais un peu loin. Est-ce qu’une personne n’a pas plus tendance à exporter son loisir vers ces semblables même de façon inconsciente.

    ___

    Pour la drague, je ne vois pas trop le problème. Je trouve cela même plutôt sain. Le jdr est une activité sociale, des gens se
    rencontrent, parlent pendant des heures et des heures ensembles pendant, avant et après la partie. Cela permet de connaitre une
    personne et peut-être de la trouver drôle, intelligente, bref des atomes crochus, et pas seulement une attirance physique en un
    regard.
    Si cela débouche sur des relations, c’est normal.
    Il est évident par contre que jouer/(aller à des parties) dans cet objectif n’est pas une bonne raison.
    Puis, c’est probablement pas le plus efficace.
    Après, si les comportements tiennent plus du harcelement, effectivement c’est mauvais.
    ___

    Pour Aventure,
    En tant que roliste, j’ai trouvé cela trop chiant à regarder/écouter. Je me suis arrête après 1mins, je pense.
    En tant que développeur d’un logiciel de jeu en ligne, j’ai clairement vu mes téléchargements bondir.
    En convention et sur opale, beaucoup de gens sont venus faire du jdr parce qu’ils suivaient Aventure.
    Je pense que l’impact est assez bénéfique mine de rien.
    Vu le nombre de pratique de jeu différente, je pense qu’il est illusoire de prétendre proposer une solution étendard de la
    discipline.
    Cela pousse peut-être d’autres à faire la même chose en proposant une autre façon de jouer.

    ___

    • Pour la drague ce que j’ai toujours pas compris c’est celle qui, apparemment, a lieu durant la partie ou pendant les pauses hrp de la partie. J’arrive toujours pas à visualiser (n’ayant pas expérimenté). J’imagine bien le truc sur le chemin d’aller ou de retour, par exemple 2 personnes qui vont s’isoler un peu et papoter. J’imagine bien le truc hors partie, genre lors de rencontres de clubs, asso etc. dans un bar ou autre.
      Mais lors de parties de jdr, je ne me représente pas du tout le truc, j’arrive pas à voir comment ça peut se faire à la fois de manière claire et à la fois assez subtilement pour ne pas gêner le jeu ni les autres personnes présentes. Si vous avez vécu l’expérience, venez nous raconter, ça m’aidera à visualiser ! 🙂

        • Et comment, en jeu, elle a su que tu la draguais et que c’était pas le personnage qui draguait et non toi ? Comment faire la différence et savoir que ce qui se passe en rp n’est en fait pas du rp ? *mal à la tête*

          • bonne question, techniquement vu qu’on est sortis ensemble par la suite, j’imagine que c’était assez pu subtil ah ah
            puis après la drague ingame se poursuit généralement hors jeu

  5. Pour info la fille surnommée C18 pour moi ca fait référence à Dragon Ball. C’était la fille la plus canon de la série et tous les garçons de l’époque en étaient amoureux (même si elle n’était qu’un personnage de manga).

    Pour la drague, d’après mon expérience personnelle, la majorité des rolistes hommes que j’ai rencontré n’ont pas un côté dragueur tres développé et pas forcément le physique des « vrais mecs » (musclé, épilé, bronzé) des magazines mais plus du metalleux, cheveux gras et kronenbide.
    Du coup ils ne se font pas beaucoup draguer je pense.

    La drague en jeu est facilitée en jeu de rôle car notre perso peut accomplir ce qu’on rêve de faire dans la vraie vie (mais qu’on n’ose pas) : se jeter dans les flammes pour sauver le perso de la fille à la table, la défendre contre 5 malandrins, etc. Du coup, ca montre à la fille qu’on s’intéresse à elle. Idem en jeu de société où on ne l’attaquera pas, même si ca aurait été plus logique (Risk, Zombies, etc). On lui montre qu’on est prêt à prendre des risques pour elle (blessures, reputation, etc).
    Et puis bon après c’est comme dans la vraie vie, j’ai des potes qui captent jamais qu’une fille s’interesse à eux alors que la fille rigole à chacune de ses blagues et qu’elle vient lui dire bonjour et reste planter à l’écouter parler avec ses potes sans intervenir…

    Sinon bon episode, les filles n’étaient pas toujours d’accord, ce qui était une preuve d’objectivité selon moi. J’avais un peu peur que le sujet parte vite sur la discrimination positive. Il y a eu un petit passage dans ce ton là mais pas de consensus à ce propos. Donner plus « d’espace de jeu » à une femme (car pour elle c’est dur la vie) je suis contre. Il y a des gros, des maigres, des chauves, des noirs, etc. Faut-il donner à tout le monde plus de temps et d’attention ?
    Je pense qu’il faut aider les joueurs timides et/ou débutants à agir et s’intégrer mais pour moi le fait que ce soit une fille ne rentre pas en compte.

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