Voix d’Altaride n°3 – Emotions

Dés emotions

Ce mois ci avec Benoit (en direct du Festival des Jeux de Cannes), Morgan, Sandra et Xavier nous abordons le thème des émotions autour des tables de jeu de rôle. Je leur ai posé la question suivante : « Comment créer l’émotion autour d’une table de jeu ?’.

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Déroulement (à venir)

24 commentaires

  1. En cours d’écoute et j’ai une critique, Sandra a un chouette discours mais un quelque chose dans sa voix ou sa manière de parler dans le métro le dessert. Elle est presque inaudible snif

  2. Et j’ai fait tout ce que j’ai pu pour la rendre à peu près audible. Cela dit, ça s’arrange par la suite quand elle est plus à l’aise. On l’entend alors aussi bien que les autres zigotos.

  3. Très chouette ce podcast ! J’aurais aimé que vous parliez un peu plus de la Synesthésie « Sintèsienne », mais je suis tout sauf neutre sur ce sujet, donc bon.. 😛
    Sinon, Globo dit des trucs que j’aime beaucoup ! Mais ce n’est pas le seul, vous êtes tous intéressants.
    Sinon, je ne suis pas d’accord sur le fait que le français traduit plus d’émotions que l’anglais. Je pense que ça dépend pas mal de notre « origine » (au sens social). Pour l’exemple pris sur « sombre », les anglais ont « darky », « in the dark », « shadows », et plein d’autres termes que je ne connais probablement pas qui peuvent influencer l’émotion ressentie par le lecteur. C’est peut-être le fait que ce ne soit pas notre langue maternelle qui fait qu’on y est moins sensible. Après, j’avoue que je n’y connais rien sur les différences d’écriture entre francophones et anglophones…

    Mon point de vue de podcasteur :
    C’est vrai qu’il est dommage qu’on entende mal Sandra. Ce serait pas mal de remédier à ça à l’avenir. J’ai eu un peu le même soucis avec mon second podcast, donc je sais ce que c’est de débuter, y’a pas de soucis ^^ . Je le précise juste « histoire de ».
    Une autre petite suggestion : je n’ai pas l’impression que ce soit le cas (si c’est le cas, désolé :p), mais j’ai eu l’impression que vous n’avez pas « supprimé les blancs » (une option faisable avec audacity, qui est gratuit). Cette impression et peut-être complètement subjective et fausse, mais si c’est le cas je pense que ça pourrait aider à « dynamiser » les moments les plus « mous ». Votre qualité de son est assez bonne dans l’ensemble, ça marcherait bien. Encore une fois, si je me plante et que c’est déjà fait, pardon ^^

    Continuez comme ça les gars, c’est cool !

    • Merci pour ce commentaire détaillé.
      Effectivement je n’ai pas pensé à supprimer les blancs. Je vais tester et voir ce que ça donne.
      Pour Sandra, elle est au courant, elle parlera plus près du micro la prochaine fois ! (parce que l’amplification + la compression ça améliore mais ça fait pas des miracles non plus pour un amateur)

  4. Bonjour
    Merci pour ce podcast.
    J’aimerai réagir à la question « jusqu’où ne pas aller trop loin » posée aux alentours de 54:00. J’ai vécu, comme Meneur de Jeu, une situation assez particulière avec une joueuse lors d’une partie de jdr. La scène tournait autour de fantômes qui, bien que non agressifs, représentaient un réel danger par leur simple existence. Les PJ avaient découvert que leur présence était due au personnage de cette joueuse, ils étaient liés à celui-ci. Pour les exorciser il fallait donc que ce personnage fasse son deuil et accepte de les « laisser partir ». Imaginez, musique triste et nostalgique, scène d’adieux poignante et là la joueuse craque et fond en larmes. Elle vivait tellement intensément la chose que cela avait crée un écho avec sa propre vie et fait resurgir des émotions refoulées, une perte familiale douloureuse certainement. N’étant pas psy et craignant de ne pas savoir bien gérer la chose j’ai préféré interrompre tranquillement la scène, sans brusquer la joueuse. Celle-ci s’est isolée quelques minutes puis est revenue et la partie a pu continuer.

  5. Sandra aura le même problème que moi au niveau voix j’ai l’impression ^^’

    Xavier, je parlerai de Further Afield pour Beyond the wall dans le prochain Radio Roliste (et on vous y fait aussi un ptit coucou)

  6. Vers la minute 40, « jeux de rôles à narration partagée ».
    Ah bon ? Il existe donc des jeux de rôle où la narration n’est pas partagée, et où un seul joueur a la parole ?

    • Le terme est loin d’être parfait. Dans la majorité des jeux de rôles que nous pratiquons (nous qui parlons dans ce podcast) proposent une structure de jeu classique : Le maitre du jeu raconte le monde, les joueurs racontent ce que font les personnages dans le monde et y ajoutent des éléments. En cela, c’est bel et bien une narration partagée, mais relativement asymétrique, le MJ a le dernier mot et les joueurs contribuent peu au décors du jeu. Quand nous parlons de narration partagée dans ce podcast c’est pour désigner des jeux qui s’éloignent de ce modèle. Des jeux qui prévoient que les joueurs peuvent agir sur le monde au dela de ce que leurs personnages peuvent apporter comme changement. Avec à une extrémité du continuum, les jeux sans maître du jeu, ou les jeux où ce rôle s’échange au cours de la partie. Et j’assume le terme de continuum, un jeu de rôle avec un MJ tout puissant et des joueurs qui n’ont rien à dire en dehors des choix tactiques de leurs persos c’est assez rare (sauf sur ordi peut être ?), et les jeux sans MJ font rarement partie de ma pratique personnelle. J’espère avoir répondu à la question, peut-être faussement naïve, mais en fait ce n’est pas grave. Posez toutes les questions que vous voulez, remettez en cause ce qui vous parait des conneries dans notre discours, on ne sera pas forcément d’accord avec vous mais ça pousse à la réflexion et c’est plutôt agréable. Merci du commentaire monsieur le naïf !

        • abus de langage
          lorsqu’on parle de narration partagée, on parle bien souvent de jeux ou les joueurs ont plus d’influence sur la narration que dans un jeu de rôle classique avec meneur
          genre rajouter des personnages non joueurs, des péripéties et autre
          autorité partagée = quand il y a pas de meneur ou que l’autorité habituellement associée au meneur est partagée

          • En fait, erwik, non, on ne parle plus de narration partagée depuis longtemps, à cause du contresens soulevé par Le naïf.
            Le fait de rajouter des personnages non joueurs, des péripéties et autre ça illustre complètement l’autorité partagée.
            C’est important d’utiliser des bons termes dès qu’on veut faire de la théorie de façon un peu sérieuse…

          • En fait, je suis assez d’accord sur le sujet avec le glossaire de la cellule, pour parler de responsabilité partagée, visible ici : http://lesateliersimaginaires.com/glossaire/autorit%C3%A9_partag%C3%A9e_narration_partag%C3%A9e?DokuWiki=u38l042d12thm3hkco0h9j3md4

            Quant au sérieux de nos approches théoriques, les Voix d’Altaride ce n’est pas un podcast sur la théorie du jdr; nous en parlons mais surtout pour transmettre la façon dont nous l’avons comprise et pourquoi elle nous aide et nous intéresse dans notre pratique. Alors évidemment, ça entraîne des erreurs, des imprécisions, des abus. Ce pourquoi je vous remercie de prendre le temps de nous corriger !

          • je suis en désaccord
            pour moi l’autorité c’est qui a le dernier mot
            si n’importe qui peut ajouter des éléments SI et SEULEMENT SI le meneur acquiesce / valide alors c’est bien de la narration partagée et pas de l’autorité partagé (selon moi hein)
            Si ce n’est plus le MJ seul qui décide alors c’est de l’autorité partagée

          • erwik, dans ce cas on en revient à la question initiale : existe-t-il des jeux de rôles où la narration n’est pas partagée ? C’est à dire, en reformulant avec tes mots, des jeux de rôles où les joueurs (hors MJ) n’ont pas le droit de participer à la fiction.

            La réponse est non, si les joueurs ne participent pas, c’est du conte, et plus du JdR.

          • @Nolan, il y a une différence entre participer à la fiction et écrire la fiction.

            Dans un jeu de rôle classique, le joueur n’a d’influence sur la fiction qu’AVEC les actions de son personnage. Il peut dire ce que que fait, pense son personnage et c’est tout. Quand la narration est « partagée », il a beaucoup plus de poids sur la narration, il peut parler des pensées d’autres personnages, d’autres actions, de lieux . L’autorité est « partagée » si le meneur de jeu n’a pas le dernier mot .

            Enfin c’est comme ça que je vois le truc

          • C’est inexact.
            Dans le jeu de rôle classique, le joueur a souvent plus d’influence que son personnage. Par exemple on le laisse souvent décrire son appart.
            Dans l’autre sens, le MJ peut ne pas valider ce que fait et pense son personnage.

            Par ailleurs, si tu différencies narration partagée et autorité partagée en disant que dans le premier cas, le joueur peut influencer la fiction si le MJ l’accepte, alors que dans le deuxième cas ce sont les règles du système de joueur qui lui permettent de le faire, alors j’affirme (à nouveau) que tous les jeux de rôle sont à narration partagée (version erwik). En effet, je peux toujours faire des propositions, même si elles ne seront jamais validées.

            Bref, j’ai l’impression que tu tentes (ça reste louable) d’introduire une notion supplémentaire, qui est floue, et finalement trop générique pour être utile.

          • @Nolan

            « on le laisse souvent décrire son appart. »
            c’est le souvent qui change tout, c’est une tolérance par rapport au système classique, ce n’est pas une norme

            et effectivement, on peut toujours faire des propositions dans tous les jeux, par conséquent tous les jeux sont à narration partagée MAIS

            ça ne te viendrait pas à l’esprit de dire au mj dans une partie classique genre du donjon de dire non mais en fait le seigneur liche est pas si méchant que ça il est l’objet d’une malediction tout ce qu’il veut c’est de l’aide et que ça se passe ainsi dans la fiction

            donc oui la notion de narration partagée est pas forcément utile car bien souvent utilisée dans l’autorité / responsabilité partagée mais sinon comment expliquer quand un jeu te propose de faire des propositions pour la fiction autre que celles centrées autour de ton personnage?

          • Tant que le débat tourne autour des idées et pas des termes à utiliser. Je persiste à ne pas être d’accord, l’argument que tu donnes je peux l’appliquer de la même manière à l’autorité. De plus quand on parle d’autorité partagée, je ne suis pas sur qu’on parle de délégation de l’autorité, mais bien d’un partage de celle-ci entre les joueurs. Et c’est dans ce sens là que j’entends responsabilité partagée. Je suis attaché à ce terme plutôt qu’à celui d’autorité parce que dans le sens d’autorité partagée j’ai l’impression qu’un MJ tout puissant daigne accorder un peu de pouvoir aux joueurs autour de la table. Alors qu’avec responsabilité partagée, j’entends que chacun est acteur de la réussite de la partie en apportant des éléments au jeu dont il est responsable, qu’il assume.

            Peut être suis-je dans l’erreur. En conclusion on va essayer d’être un peu plus précis dans les termes utilisés à l’avenir.

          • erwik : le terme « souvent » indique bien que tes généralités ne fonctionnent pas.
            Par ailleurs, bien sûr qu’on s’est déjà dit Si ça se trouve, le grand méchant est contrôlé et autres extrapolations. Ça se voit tous les jours rien que dans tous les scénarios d’enquêtes.
            Mais bon, si tu tiens à définir cette notion, aucun soucis ! Évite juste de l’appeler narration partagée (à la fois car le terme a un lourd historique, et car il est techniquement faut, on vient de le voir). « Propositions partagées » ? Je te laisse voir.

            cendrones : je ne suis pas d’accord, l’argument ne s’applique pas à l’autorité. On peut très bien la refuser et la déléguer.
            Et si, la distribution de l’autorité commence par sa délégation. Si on ne peut pas dire c’est toi qui décrira les décors à ma place (délégation), on ne peut pas instaurer durant chaque scène le joueur qui a la parole peut décrire les décors (partage).
            Quant à ton impression de toute puissance du MJ, c’est qu’en fait c’est bien le cas. Dans un système de joueurs traditionnel, le MJ a toute l’autorité. Strictement toute. Mais classiquement, il en délègue un bout presque tout le temps : les joueurs ont autorité sur leurs persos. Mais plus précisément ? Sur leur environnement (l’appart) ? Sur les actions (mon perso ouvre la porte) ? Sur leurs intentions (mon perso de prépare à attaquer) ? Sur leurs sentiments (mon perso deteste ce PNJ) ? En fait, pour chacune de ses graduations, le MJ est en mesure de reprendre son autorité, et affirmer Non ton perso ne le deteste pas, au contraire, il l’apprécie (parce que potion d’amour, sortilège de charme, autre raison…)
            Pour finir, on voit bien dans ta phrase (« acteur de la réussite de la partie ») que le terme induit une notion différente : la responsabilité de la réussite de la partie. Alors que l’autorité n’est qu’un mécanisme pour réguler l’évolution de la fiction.

            Mais bon, en conclusion, tant qu’on n’entend plus narration partagée, c’est l’essentiel.

  7. En fait, responsabilité partagée a bien d’autres défauts :
    Même dans un jeu sans autorité partagée, on peut avancer que la responsabilité l’est. Par exemple, les joueurs ont la responsabilité d’écouter le MJ…
    Ensuite, responsabilité a un coté négatif, avec l’idée « Si la partie s’est mal passée, il faut déterminer un coupable, un responsable« .
    Et pour finir, l’autorité peut être déléguée, pas la responsabilité.
    Or dans le cadre du JdR, on est bien dans le premier cas.

    • Intéressant, je suis plutôt d’accord avec tes arguments contre la responsabilité partagée, du moins quand tu dis qu’elle est nécessairement partagée (pas au niveau où tu places le partage mais plutôt au sens où tous les joueurs devraient se sentir responsable du bon déroulement de la partie).
      Et je ne suis pas d’accord avec le côté négatif que tu places sur le terme de responsabilité. Responsabilité n’est pas culpabilité. Si la partie se passe bien l’ensemble des joueurs en sont responsables, pas seulement l’un d’entre eux.
      Enfin, la responsabilité peut bien entendu être déléguée : « Pendant que je suis parti, tu es responsable de ton frère ». Ce qui ne veut pas dire contrairement à ce que les enfants entendent souvent « Pendant que je suis parti tu as autorité sur ton frère ».

      J’ai l’impression que nos arguments sont très subjectifs. Donc quel est le bon terme ? peut être faudrait-il cesser de catégoriser et simplement citer des jeux…

      • Je ne suis pas contre les catégorisations, ça permet de parler de la même chose, et d’aller directement à nos différents lors de débats !

        Pour revenir sur le terme « responsabilité », je ne suis pas d’accord : on ne peut pas la déléguer, juste la recevoir.
        Exemple de dialogue impossible :
        – Pendant que je suis parti, tu es responsable de ton frère.
        – Non merci
        ou
        – Pendant que je suis parti, tu es responsable de ton frère
        – OK. Et, toi le voisin, tu deviens responsable de mon frère !

        Alors que pour l’autorité, si. Ça colle donc plus à la pratique du JdR.

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