des ailes de léopard ?

Voix d’Altaride 24 – JdR et Image

Dans ce numéro 24 des Voix d’Altaride nous parlons d’image et nous recevons Volsung, jeune père du podcast 2d6plusCool, qui vient nous parler non pas de sa passion pour les enregistrements de parties mais de son utilisation de Grimace, une base de données de visages expressifs choisis pour illustrer ses parties de jeu de rôle.

Au départ, avec Sandra, Xavier, Kalysto et Volsung nous voulions parler de l’utilisation de l’image en général pendant les parties de jeu de rôle mais la discussion tourne surtout autour de l’illustration des PNJ. Ce qui fait de ce podcast le premier d’une série traitant de l’image et de la communication visuelle en jeu de rôle.

Coups de Coeurs/Coups de Gueule
Kalysto :  La santé ! / Obsoléscence programmée
Sandra : – / City mapper et la RATP
Volsung : Dark Souls 3, Civil War / –
Xavier :  Shadow of the demon lord / –
Julien : Childbirth, Mogwai, Explosions in the sky, Hammock  / –

Comment nous retrouver ?
Retrouvez Kalysto sur Radio Roliste, sur Bienvenue à Valnuit, et dans ses Chroniques en goutte et sur Ludovox !
Retrouvez Sandra sur son blog : Darkginger.
Retrouvez Volsung sur 2d6pluscool.
Retrouvez Xavier autour d’une table de jeu, à Nantes ou à Paris, et sur cette conférence du colloque des 40 ans du jeu de rôle.
Retrouvez moi ici ou suivez l’évolution lente de Divergence, mon principal projet de jdr, sur le sénat des architectes.

Retrouvez enfin les Voix d’Altaride sur facebook, sur google +, sur twitter (@Voixdaltaride) et n’hésitez pas à nous écrire : voixdaltaride(at)cendrones.fr.

Le générique est de Julien Morgan.

14 réflexions au sujet de « Voix d’Altaride 24 – JdR et Image »

  1. A propos de l’illustration / image « montrée » qui « impose » un élément aux joueurs et « casse leur immersion/imagination » : peut-être parfois, mais pas que et surtout cela dépend du « comment » l’image est présentée (amha).
    Jouant principalement online (90% de mon temps de jeu) depuis 2008 maintenant, je fais un usage immodéré d’images pour les décors, PNJs, situation (sans parler de cartes pour les jeux tactiques). N’étant pas un grand « descripteur » à l’oral, je préfère passer par l’image pour « poser » un PNJ auprès de mes joueurs, et le faisant immédiatement, avant même de commencer sa description, je ne brise pas l’imagination de mes joueurs (me semble-t-il) mais leur donne une idée claire du personnage, avant de la compléter par une description ou un comportement (qui peut induire de la surprise par contradiction avec l’image).
    D’autre part, pour des univers atypiques ou fortement sujet à l’interprétation du MJ (ou au sein d’une table où tout le monde ne partage pas la même « culture de l’imaginaire »), et afin de partager une même ambiance/vision du monde avec les joueurs (ce qui est la prérogative du MJ dans le jdr classique), l’utilisation d’image pour donner l’ambiance est prépondérante amha. Je pense notamment à Numenéra (cher à Julien D. ?) où une mauvaise description ou imprécision peu amener à des contresens et incompréhension de la table.
    Mes deux centimes d’eurodollarz …

  2. PS : Respect (et intérêt) total pour Sandra et ses expérimentations avec un public malvoyant et malentendant.
    Vivement un épisode consacré à ça, voir un Actual Play 🙂

  3. Tout comme Kalysto et Volsung, j’utilise énormément les images, je me fais des tonnes de galeries de persos par thème, pour ça Pinterest est bien utile. Et non Vols, tous ne sont pas mannequins !
    Les têtes c’est super pratique pour les cartes de relations, et ça permet de poser le perso, ça donne un point de départ.
    Mais j’y vois aussi autre chose que vous n’avez pas évoqué, c’est que la beauté, le charme, la laideur c’est très subjectif. Quand dans une partie, le mj ou un autre joueur balance « alors vous voyez un perso très beau », et bien moi j’ai du mal à l’imaginer justement, car très beau, ça veut rien dire, et je trouve ça idiot de penser que tout le monde va le trouver beau, car nos persos ont également leurs goûts. Alors qu’une photo va poser un certain style, et là je peux me demander : « Est ce qu’il va plaire à mon personnage ? ou est ce qu’il va lui faire peur ? »

  4. Salut, je viens un peu en retard mais je voulais réagir sur un truc: le coup du « ça tue l’immersion ». En fait le principe du jdr repose sur une logique floue où tout le monde pense partagée les mêmes images dans nos têtes mais c’est faux. Avec parfois des quiproquos, dans ma campagne Terres Barbares je viens de découvrir que la pnj sur lequel lorgnait mon pj depuis 1 an de campagne était en fait une naine!
    Alors du coup les images et les trombines des pnjs ça réduit l’imaginaire mais surtout ça permet de figer les impressions des joueurs sur un personnage. Dans des jeux avec des pnjs récurrents ça me parait indispensable. Sans ça difficile de se rappeler de la trogne du barman vu dans la cession précédente. Donc pour moi c’est à utiliser pour garder en mémoire les gens qui ne sont pas juste un nom et une vague description.

    1. C’est toujours sympa d’avoir des commentaires donc merci ! Je ne suis pas d’accord avec toi, mais c’est probablement parce que je n’ai pas une approche très visuelle du jeu. Un PNJ sera évoqué bien plus efficacement pour moi à travers quelques mots clef qu’une description physique. Si tu me dis que la barman a une grosse moustache et est balafré, je garde moustache et balafre dans un coin de la tête, c’est son identité plutôt que ses traits. Cela dit, je me suis rendu compte que ça dépendait en fait vraiment du pouvoir évocateur des images : un dessin fonctionne bien, une photo beaucoup moins. Et encore ça dépend de la qualité de la photo je pense.

      1. Oui mais tu confonds capacité d’évocation et mémorisation. Une description bien faite va permettre aux joueurs de faire fonctionner leur imaginaire. Mais pour le garder en tête ça ne marchera pas.
        Les neurologues l’ont prouvé: rien ne vaut une image. Effectivement si je colle un pnj avec la tête de Justin Bieber les joueurs vont avoir du mal à y voir un dangereux assassin. Alors qu’un anonyme sera moins « marqué »

        1. Ah mais je ne confond rien du tout. Je dis juste que mémoriser le visage d’un pnj n’a pas grand intérêt pour moi. Pas besoin de faire intervenir des neurologues là-dedans. Alors que le lier à des mots-clefs évocateurs sera bien plus efficace pour le ramener à la vie quand j’en ai besoin. Mais j’ai peut être un fonctionnement mental particulier,…

          Bien sur avec une bonne image on a les deux : fixer l’image et s’en souvenir. ça m’arrive de temps en temps, en général avec des images très marquantes, des portraits très expressifs. Mais c’est plutôt rare en fait.

          1. Là je crois que tu me parles plaisir intellectuel là où je te parle d’efficacité. Tu es certainement plus attentif sur des mots évocateurs que sur des images qui « ne t’intéressent pas ». sauf que…
            Les mots qui te plaisent n’ont pas forcément le même pouvoir évocateur pour d’autres.
            Ton aubergiste et sa moustache vont peut être donner chez d’autre le résultat suivant:
            – Personne ne se rappelle d’autre que sa moustache. Tout le monde va l’appeler « L’aubergiste Moustache » pendant le reste de la campagne. Bof.
            – Un joueur va s’imaginer un petit gros avec une moustache à la Conan Doyle / watson là où tu penses plutôt à un grand type avec une moustache fine et raffinée.
            – Vous jouez dans un monde occidental type 15-16e siècle et un des joueurs voit TOUS les hommes avec des moustaches.

            Bon après le jdr est justement basé sur cette suite de quiproquo et c’est ce qui fait un peu sa magie. Mais lorsqu’il s’agit de partager des infos sur un lieux, des personnages ou autres récurrents, rien ne vaut une image. Certes c’est limitant au niveau de l’imaginaire mais fédérateur au niveau des référentiels. Sur le coup les bons mots, l’imaginaire qui se construit sur une vague idée, c’est bien joli mais on s’en fout.

  5. Tout dépend de ce que tu appelles efficacité.

    Je ne vois pas d’intérêt particulier à fédérer les référentiels (pour reprendre ton vocabulaire), sauf dans des cas précis où cela devient nécessaire pour la gestion d’une scène. Je suis plus intéressé par l’ambiance que par les détails. (Même si en pratique l’ambiance passe aussi par des détails).

    Entendons nous bien, je ne suis pas contre l’utilisation d’images. Je dis que ça fonctionne mal en ce qui me concerne dans de nombreux cas, parce que lorsque j’imagine un personnage, son apparence vient généralement en dernier et en marge. Je ne l’identifie pas par ce biais là mais par des mots clefs, des concepts, des particularités. Et comme je disais il se peut que j’ai un fonctionnement particulier.

    En revanche, une mauvaise image peut faire beaucoup de mal quand au lieu de fédérer et de provoquer l’adhésion des joueurs à cette représentation elle entre en conflit avec un imaginaire déjà formé (pour les raisons que tu exposes en caricaturant 😉 ). Justement à cause de son pouvoir.

    Donc non ce n’est pas juste du plaisir intellectuel que je parle. C’est un peu ma conclusion dans cette exploration du concept : utiliser des images ok, mais de bonnes images.

    Je rêve plus avec des mots qu’avec des images je suppose. Mais je conçois très bien que pour d’autres c’est tout à fait l’inverse. Donc faut s’adapter à sa table quoi !

    1. Ah mais c’est sûr, une mauvaise image peut faire pire que pas d’image du tout.
      Quand je parle d’efficacité ce n’est pas dans le rendu niveau imaginaire mais dans la mémorisation des informations qui y sont liées. Des mots nécessiteront une interprétation, une intellectualisation. Une image reste fixée dans la mémoire sans effort.
      Si toi tu as du mal à les retenir c’est parce que, comme tu le dis, « ça ne te fais pas rêver ». J’y vois là un jugement personnel de valeur qui gêne ta capacité naturelle à retenir l’info.

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