anarchie

Voix d’Altaride 37 – Anarchie en Jidérie

Anarchie en Jidérie, c’est le cri que pousse parfois les joueurs écrasés sous le joug d’un tyran cruel MJ bienveillant. Dans ce numéro en compagnie d’Eugénie et de Globo nous examinons l’autorité autour de la table de jeu de rôle.

Le jeu de rôle le plus pratiqué utilise un MJ investi d’une forte autorité sur la fiction et de joueurs dont l’autorité se déploie autour de leurs personnages. Mais est-ce que cette autorité sur la fiction n’est pas parfois confondue avec une autorité sur la table de jeu et les joueurs ? C’est un des sujets que nous abordons dans cette discussions.

Mais nous discutons aussi beaucoup de la position d’interface, de ce qui permet à une proposition émise par un joueur d’entrer dans l’espace de la partie. Qui décide et avec quelle légitimité ? Quels modes de jeu existent qui permettent de jouer avec cette notion ?

Est-ce qu’on est toujours obligé de se soumettre à une autorité quand on joue, que ça soit celle du MJ, de l’auteur, de l’univers de jeu ou des règles ?

Liens 
Expérience JdR
Je ne suis pas MJ mais…

Coups de Coeur / Coups de Gueule
Xavier : Libreté /  Don not question authority, they don’t know either
Eugénie : 2016 rôliste / 2016 non-rôliste
Julien : Les Chevaux Célestes / Radio rôliste (ahah)

5 réflexions sur « Voix d’Altaride 37 – Anarchie en Jidérie »

  1. J’en profite pour amender et compléter ce que je dis régulièrement dans le podcast à savoir qu’en proposer/valider, le MJ peut dire « non tu ne fais pas ça » (« non tu ne lui prends pas son arme », « non tu ne brises pas la baie vitrée »).

    C’est un raccourci un peu brutal, en réalité c’est souvent formulé autrement et de façon plus ouverte, et perçu comme une invitation à créer autrement ou mieux (« tu es trop loin pour lui prendre son arme » ; « la baie vitrée est solide, à mains nues tu ne pourras pas la casser »).

    Mais même si le refus est ouvert à la négociation (« et si je cours vers lui pour lui prendre son arme ? » ; « et si je prends une chaise pour défoncer la baie vitrée ? ») la proposition de la joueuse n’est pas encore entrée dans la fiction, et pendant qu’on en discute, le geste de son personnage n’existe pas encore.

    (et merci Altaride pour l’invite !)

  2. Je réagis par rapport au téléphone portable. Avec mon groupe, on se met d’accord avant la partie sur cette question. Du coup, en quelque sorte, on place ce sujet dans le contrat social du groupe. Au début, j’avais une position un peu autoritaire sur ça et puis en discutant avec le groupe, on s’est plus ou moins mis d’accord sur ça. On pose la question avant la partie « est-ce que le téléphone ça vous gêne ce soir pour le jeu bidule » Si autour de la table, il y a des personnes qui répondent que le téléphone ça les gêne, on discute ensemble sur une utilisation discrète pour ne pas gêner les autres.

    Personnellement, quand je maîtrise, j’avoue que voir un téléphone ou une personne en train de l’utiliser, dès fois ça me sors de l’immersion que l’on a crée/que l’on crée ensemble. Je dis dès fois, car ça dépend de l’univers dans lequel on joue.

    Comment Julien gères tu cette question du téléphone quand tu maîtrises ?

    1. je pense que tu as trouvé une bonne solution : se mettre d’accord avec ta table.
      Quand je vois un portable à une de mes tables, j’ai souvent un premier réflexe épidermique d’agacement mais qui passe relativement vite, parce que je me dis que soit le joueur s’emmerde et c’est qu’on a pas réussi à se synchroniser pour jouer ensemble et donc que la responsabilité vient autant de lui que de moi, ou parce que je vois bien que ça ne l’empêche pas de suivre et de participer, qu’il est juste dans un moment de creux où il a besoin de prendre du recul.

      En fait j’ai de plus en plus de mal avec l’immersion forcée, pour moi ça doit être un processus qui se met en place autant par les efforts des joueurs que ceux du MJ.
      Mais en fait je crois que ça ne me pose pas trop de problème parce que je n’ai pas vraiment de mal à faire des allers et retours rapides entre les différentes postures qu’on adopte dans une partie : en immersion, hors immersion, dans le personnage, hors du personnage, en mode acteur ou en mode auteur, jouer son perso à l’instinct ou pour rendre sa place dans l’histoire intéressante etc…
      Du coup même si un portable me sortait du jeu ou de l’immersion ça n’a pas grande importance parce que le plus souvent je peux y revenir très rapidement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *